Notre rapport au smartphone n’a jamais été aussi routinier. Nous ne nous en servons finalement que pour une poignée d’applications et n’utilisons que très peu ses réelles capacités technologiques. La crise sanitaire a fait émerger instantanément de nouveaux besoins qui pourraient ouvrir la voie à une nouvelle ère d’innovation mobile.

De nouveaux besoins qui semblent devoir s’ancrer durablement : moins toucher les choses, rester moins longtemps dans des lieux très fréquentés, mettre plus de distance entre les uns et les autres. Nous sommes convaincus qu’une partie de la solution est déjà dans nos poches.

Le smartphone est l’outil par excellence pour faciliter l’interaction avec les choses, nous aider à parcourir le monde ou interagir entre individus. Tirer le meilleur parti de cet outil polyvalent et mobile veut dire pour nous tous, utilisateurs, décideurs, équipes produits, avoir la curiosité de redécouvrir nos smartphones et l’ingéniosité d’en faire durablement l’assistant de nos pratiques de “l’après”. 

Le smartphone, un compagnon endormi

Le smartphone a trouvé sa place dans l’étagère bien rangée de nos usages. Nous l’utilisons des centaines de fois par jour pour communiquer, partager nos vies, nous divertir, nous informer, ou prendre des photos de chats. Mais réflexion faite, quels usages nouveaux avons-nous fait de nos mobiles sur les derniers mois, les dernières années ? 

Il y a quelques années encore, à chaque nouvelle génération de smartphone, nous sentions venir la promesse d’un progrès qui n’était plus qu’à saisir. Nous nous demandions quels usages on allait pouvoir créer. “J’ai entendu parler du nouveau XX01, il paraît qu’il a la capacité de transmettre des données via le toucher, ça va être génial, on va pouvoir communiquer autrement, plus rapidement…”.

Avec le temps, les évolutions de rupture ont cédé la place à un flux moins spectaculaire d’améliorations légères. Cette situation n’est foncièrement pas mauvaise, mais elle ne nous a pas fait prendre conscience des capacités croissantes de nos smartphones. Qui sait dire de quoi est capable son smartphone aujourd’hui ? 

Wifi direct, lecteur d’empreinte, NFC, Nearby… Toute cette technologie est pourtant à portée de main et utilisée de manière plus ou moins intense selon les personnes. Hormis quelques fonctionnalités stars (Bluetooth, GPS, 4G) une grande part des technos disponibles est largement sous-utilisée, avec des pratiques souvent qualifiées de “gadget” car elles n’ont pas atteint le seuil de l’usage de masse.

De nouveaux besoins, de nouvelles pratiques

La situation que nous vivons aujourd’hui a prouvé au moins une chose : l’être humain est encore capable de s’adapter rapidement lorsqu’il s’agit d’enjeux vitaux. Nul doute que l’après-confinement, l’après-COVID nous en donnera la preuve. Les gestes barrières sont de nouveaux réflexes qui impactent à leur tour nos usages en tant que consommateurs, professionnels, voyageurs, etc.

Il restera probablement de cette période d’exception des appréhensions, des interdits et des limitations (ne pas toucher, ne pas se regrouper…). Nous voulons pourtant, comme avant, pouvoir sortir, découvrir le monde, interagir avec celui-ci, partager de l’info et des émotions avec les autres. Cette nouvelle donne est l’occasion de repenser les usages autour du smartphone. 

Nous avons l’opportunité chez Axance de pouvoir donner corps à des idées nouvelles. De pouvoir matérialiser une vision en actions. Deux problématiques clients récemment rencontrées nous paraissent trouver un écho tout particulier en cette période et être sources d’inspiration pour ce que pourrait-être un “après” soutenu par la technologie mobile : 

  • Comment réduire, et pourquoi pas même supprimer les files d’attente à la caisse d’un grand magasin ? Une réponse possible : Fnac Pay’n’Go. Ce service permet de constituer son panier virtuel sur son smartphone lors des courses, pendant que l’on remplit son panier “réel”. À la fin, il suffit de payer sur le smartphone et de partir avec ses articles sous le bras. Aucune file d’attente et après avoir touché les articles, aucun(e) caissier(ère) n’a plus à le faire. Un échange simple et court avec les vigiles et le tour est joué. Pensé au départ pour les périodes de Noël et autres festivités, cet usage prend un sens nouveau à l’heure du COVID.
  • Comment faire régler l’addition dans un restaurant a de nombreux convives sans passer trop de temps en caisse a refaire le sketch de Muriel Robin ? Une réponse possible : faire générer un code de paiement avec un montant associé à chaque client pour que le restaurateur ait juste à le scanner pour facturer. Cela permettrait de limiter les déplacements des convives dans le restaurant et d’accélérer l’encaissement étant donné que tous peuvent faire la saisie du montant en même temps pendant que le restaurateur, lui, utilise son smartphone et n’est donc pas obligé d’attendre que l’appareil à carte bleue se libère. Là encore une innovation à l’intérêt tout particulier dans le contexte actuel.

Ces exemples ne sont qu’un échantillon des nombreux cas d’usages du quotidien impliquant des rassemblements ou le contact d’objets ou de personnes, et qu’il nous faut désormais adresser. Dans ce fameux “monde d’après”, les choses n’ont pas à être plus frustrantes ou plus contraignantes. Le moment est venu de réfléchir à nouveau à nos usages selon l’idée que nous nous faisons d’un quotidien souhaitable.

Nouvelles pratiques mobiles : comment les favoriser ? 

Dans cette démarche de changement, les technologies déjà embarquées dans nos mobiles ont un rôle clé dans le sens où elles supportent largement nos usages actuels et bien ancrés. Mais pour avancer, il est temps de se questionner et d’aller plus loin. Que peut m’apporter mon smartphone aujourd’hui ? Comment peut-il m’aider à faciliter un quotidien qui a changé ? Il est temps de remettre de la souplesse dans nos pratiques du mobile au quotidien.

Interroger sa pratique du smartphone et ses potentialités, très bien, mais par où commencer ? Pour vous y aider, voici 3 idées simples à appliquer pour vous y exercer au quotidien :

  • Exercice 1, reprendre possession de son smartphone : choisissez une fonctionnalité que vous connaissez mal (NFC, Wifi direct, Nearby, lecteur d’empreintes…) et recherchez dans vos applications installées celles qui l’exploite. Si vous n’en trouvez pas, installez une application pour vous permettre de tester cette fonctionnalité. Soyez curieux !
  • Exercice 2, découvrir une nouvelle manière de faire : prenez une des actions que vous effectuez souvent (eg. écrire un message) et tentez de la réaliser en utilisant un autre moyen de le faire (eg. dicter vos messages ou activer les smart reply). Cela peut être dans la même application, ou en exploitant une nouvelle application. Les assistants vocaux (Siri, Ok Google) constituent des terrains simples et accessibles à tous pour explorer et découvrir de nouvelles manières de faire. Explorez !
  • Exercice 3, adopter de nouvelles pratiques : sautez le pas de faire de nouvelles actions du quotidien avec votre smartphone que vous ne vous voyiez pas adopter. Les usages sans contact sont très bien pour cela. Tous les connaissent, peu les utilisent. Pour les parisiens faites de votre smartphone votre Pass Navigo, pour les détenteurs de ticket restaurant, elle peut être dématérialisée. Pour tous les autres, le paiement sans contact est disponible chez toutes les banques. Ce n’est probablement pas parfait. Ça ne vous paraît probablement pas aussi simple que ce que vous faites par réflexe et depuis longtemps, mais plus vous allez le faire, plus ça sera naturel. Tenez bon !

Tous, en tant qu’utilisateurs, pouvons contribuer à faire avancer la réflexion sur ce que la technologie peut apporter. À titre individuel bien sûr, à chacun dans son usage quotidien. Mais également pour la collectivité. De notre côté, en tant qu’entreprise investie sur ces sujets mêlant technologie et connaissance utilisateur, nous continuons à accompagner les décideurs et les équipes produits pour notamment faire du smartphone un moteur  de leur stratégie, au service de leurs publics et de tous, pour que demain soit bien plus qu’un « après”.