C’était la seconde fois que le salon CES présentait un espace dédié à la ville intelligente. La notion de ville intelligente est assez nouvelle, elle date d’une dizaine d’années.

D’après la définition qu’en donne l’UIT-T*, après sa cinquième réunion tenue à Gênes, en Italie le 19 et 20 juin 2014, « une ville intelligente et durable est une ville novatrice qui utilise les technologies de l’information et de la communication et d’autres moyens pour améliorer la qualité de vie, l’efficacité de la gestion et des services urbains ainsi que la compétitivité tout en respectant les besoins des générations actuelles et futures dans les domaines économiques, social et de l’environnement. »

Selon les recherches de la CTA, entreprise qui conçoit, construit et installe des machines de traitement de l’air et du refroidissement industriel, et de l’UPS, dans les dix prochaines années, il existera au moins 88 villes intelligentes au monde. Ces villes seront équipées de réseaux électriques intelligents, d’une infrastructure et de services connectés et de réseaux de transports publics intégrés.
Aujourd’hui, on compte une dizaine de villes intelligentes. Elles utilisent ces technologies pour se transformer, améliorer la circulation, réduire les dépenses en énergie, réduire et utiliser le tri sélectif.
Plusieurs facteurs sont donc à prendre en considération dans le jugement d’une ville intelligente : le transport public et privé, la télécommunication, la sécurité des biens et des personnes, les services de santé intégrés, la mesure et l’amélioration de la qualité de l’air, l’éclairage public, le travail, la production, la distribution, le partage, la consommation et les économies des énergies et de l’eau, la gestion des déchets, des loisirs entre autres. La ville intelligente est une question de systèmes complexes qui incluront les pouvoirs publics, et un grand nombre d’acteurs industriels et de prestataires de services.
Dans ce domaine, Bosch a été une des entreprises, sinon l’entreprise la plus en vue au salon. Elle a proposé des services et des solutions dans plusieurs facteurs pris en compte pour l’évaluation d’une ville intelligente.

Des innovations à tester sur les stands

Dans le facteur lié à l’environnement, Bosch a présenté sur son stand Climo une centrale de mesure de la qualité de l’air, consacré aux environnements extérieurs. Le système, développé en collaboration avec Intel, mesure les concentrations de particules fines, de monoxyde de carbone et d’azote, de dioxyde de soufre, d’ozone et de pollens. Ce système peut aussi fournir la température, le degré de l’humidité de l’air, l’intensité lumineuse et le niveau sonore. Les données ainsi récoltées peuvent être transmises vers un serveur par le biais des câbles, du réseau de téléphone mobile ou du Wi-Fi. Plusieurs Climo avaient été installés dans les rues de Las Vegas pour des démonstrations.

Mais la ville connectée, qui était considérée comme une partie à part de ce CES, a déçue bon nombre de visiteurs. Certains trouvé que ce CES nous donné une vision en « pièces détachées » de la ville de demain, que les innovations n’étaient pas à la hauteur de ce qui était attendu par le grand public.