Comment allier graphisme, suivi et compte rendu d’une discussion de groupe ?

Le « scriber » ou encore « graphic recorder » est encore peu réputé dans le domaine professionnel alors qu’efficace dans le suivi de discussion de groupe de présentation ou de conférence. Loin d’être linéaire et riche en échanges, les acteurs des discussions professionnels sont parfois en désaccord ou, à l’inverse, en harmonie selon les sujets qui se présentent. L’établissement du compte rendu est d’ailleurs complexe car il est impossible de résumer avec précision l’intégralité des éléments énoncés.
Apportant une autre approche visuelle unique, le scriber à pour mission de réaliser une cartographie à l’image des discussions. A l’instar des discussions, les présentations telles que les discours ou encore les conférences sont très souvent riches en connaissances et les captures visuelles du graphic recorder permettent un ancrage mémoriel des messages clés, profitant pour les participants mais également les personnes n’ayant pas eu la possibilité d’être présentes.
Avec l’apparition et l’influence de la vague des start-up, de nombreuses nouvelles méthodes de travail font leur apparition et le « scriber » fait parti de ces nouveaux métiers qui apportent un atout considérable dans le suivi de travail. Entre méthodes agiles et polyvalence, l’art du scribing donne la parole aux graphistes, éléments clés indispensables pour un bon suivi.

L’art du scribing : écouter, trier, rédiger

Réaliser un schéma de qualité lorsque l’on est scriber relève d’une réelle compétence professionnelle car la richesse des discussions est également le talon d’Achille de l’artiste. Nécessitant diverses capacités, le facilitateur graphique possède une grande concentration dans son travail mais également étendue, permettant une certaine agilité entre la réalisation et l’écoute des idées. Dans cette même écoute, il est également capable de comprendre les différentes allusions, sous-entendus et références bien que non énoncés explicitement. De même qu’il doit être capable de discerner les éléments importants voir clés dans les échanges et de synthétiser en ne garder que l’essentiel tout en étant complet dans sa cartographie. Enfin, en tant que réalisateur graphique, il doit posséder un vocabulaire graphique éclectique et une grammaire visuelle unique, simple et explicite.
Le scriber ou facilitateur graphique est donc un poste encore peu connu qui permet pourtant d’optimiser le suivi et le compte rendu des discussions professionnelles ou encore des présentations. Avec divers capacités humaines et graphiques, le scriber réalise une cartographie similaire à une mind-map exploitable par les protagonistes de la discussion mais également par les personnes externes.