Si les méthodes de gestion de projet agiles, comme Scrum par exemple, ont fait leurs preuves et sont maintenant très répandues dans le domaine du digital, elles ne sont pas toujours faciles à mettre en place. Il ne s’agit pas uniquement d’outils, de processus et de techniques, mais d’un véritable état d’esprit. Pour que l’adoption des méthodes agiles soit un succès, il faut que le management et les équipes projet adhèrent complètement à un nouveau mode de fonctionnement.

Mise en place de la méthode agile

Afin de mettre en place Scrum au sein d’une équipe, il est important de faire adhérer les intervenants à l’état d’esprit agile. L’utilisation d’une des méthodes agiles implique un changement des habitudes de travail, de l’équipe comme du management.

Il ne faut donc pas bouleverser toutes les habitudes d’un coup. L’idéal est de mettre en place Scrum brique par brique. Les rétrospectives sont les réunions les plus simples à mettre en place. Les bienfaits de l’amélioration continue seront rapidement visibles et permettront de convaincre ceux qui pourraient encore être sceptiques. La mise en place du product backlog ensuite peut permettre de centraliser les demandes et les différentes tâches à exécuter. Viendront ensuite les autres briques (daily meetings, sprints…). La fréquence d’introduction d’un nouvel élément dépendra de la capacité d’adaptation et d’adoption de l’équipe.
Si les membres de l’équipe sont suffisamment motivés, il est possible de mettre en place un premier sprint afin d’adopter l’ensemble de la méthode en une seule fois. L’utilisation de sprints de très courte durée, d’une journée par exemple, durant deux à trois semaines, permet de se familiariser en douceur avec l’ensemble des outils, jusqu’à l’acquisition de réflexes agiles. Une fois la pratique acquise, il suffit de reprendre une durée plus classique pour les sprints, soit entre deux et quatre semaines.

 

Quels sont les freins à l’adoption des méthodes agiles ?

Le principal frein à l’adoption de l’agilité dans l’entreprise est la peur du changement. Si la méthode est mal présentée, les équipes peuvent se braquer. Elle peut être perçue comme un outil pour surveiller les collaborateurs, alors que c’est tout l’inverse puisque l’agilité transfère le pouvoir de décision du manager aux équipes de développement.

Si la méthode est mal appliquée, elle n’apportera pas les bénéfices attendus et décevra. L’équipe doit donc être bien formée, et les outils bien utilisés. Il faut donc impliquer toute la chaîne, des managers aux équipes techniques afin que l’adoption soit complète.

L’adoption de l’agilité au sein de l’entreprise dans le digital peut se faire par étape, mais il ne faut pas perdre de vue l’objectif final, c’est-à-dire la mise en place de la méthode de gestion de projet au complet. Il faut à tout prix éviter de piocher des outils des méthodes agiles, de choisir à la carte en quelque-sorte, car il est facile d’aboutir à une méthode hétérogène inefficace. Il faut donc mettre en œuvre intégralement la méthode pour en tirer tous les bénéfices.